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Livre fondateur

La lettre fondatrice de Koot Hoomi Lal Singh

Livre et sciences occultes


Plus qu’une simple lettre, déjà un livre d’enseignement.

Je crois sincèrement utile de porter à la connaissance des visiteurs de Cabbale.org, cette précieuse lettre de Koot Hoomi Lal Sing, l’un des fameux Maîtres Tibétains, inspirateurs d’Héléna Pétrovna Blavatsky, et de la mouvance théosophique.

Sa lecture très attentive et subtile, avec le nécessaire recul méditatif, vous révèlera certainement, des secrets d’une grande subtilité, mais aussi l’extraordinaire puissance, qu’elle contient en Magie intuitive et analogique ; ce que vous ne percevrez pas par une lecture rapide en diagonale, ou frivole.

C’est pourquoi je dédie ce joyau à ceux qui sauront activer leurs capacités intuitives et subtiles, accompagné par un haut niveau vibratoire.

Comme le dit si bien Hermès Trismégiste : il ne faut pas permettre aux vulgaires de profaner la Connaissance, ce à quoi je me permets de rajouter : leurs karmas est suffisamment lourd à porter !

C’est aussi l’esprit de cette magnifique missive, que nous recevons par-delà le temps et l’espace.

Merci spirituel à ces illustres, et bonne et instructive lecture.



Livre lettre de Koot’ Hoomi Lal Singh.

Livre d’un personnage occulte

De la tradition Orientale à l’Occidentale.


(JPG) e Koot Houmi Lal Singh, Livre 1, Introduction.

Lettre que des personnages occultes de l’Himalaya, sous le nom de Koot Hoomi Lal Sing, ont envoyés au XIX siècle à M. Sinnett, Occult World, London :

Je profite, cher Monsieur, de mes premiers moments de loisir pour répondre formellement à votre lettre du 17 dernier, en vous rendant compte des résultats de ma conférence avec nos chefs, au sujet de la proposition que vous me faites dans cette lettre, et donnant en même temps satisfaction à toutes vos questions. J’ai d’abord à vous remercier de la part de toute la section de notre affiliation qui, tout particulièrement intéressée à la prospérité de l’Inde, vous exprime sa gratitude pour votre offre de secours, dont l’importance et la sincérité ne peuvent être mises en doute.

Poursuivant notre filiation ésotérique à travers les vicissitudes de la civilisation indienne depuis un passé bien éloigné, nous avons pour notre patrie un amour si profond, si passionné, qu’il a survécu même à l’influence généralisatrice, cosmopolisante (pardonnez-moi, si ce mot n’est pas anglais) de nos études des lois secrètes de la Nature.

Je ressens donc, comme tout autre Indien patriote, la plus profonde gratitude de chaque parole, de chaque action bienveillante pour l’Inde. Aussi, soyez sûr que, convaincus comme nous le sommes tous, que la décadence de l’Inde est due en grande partie à l’étouffement de son ancien esprit, et que le seul recours en grâce qui puisse la redresser dans son ancienne altitude intellectuelle et morale doit être cherché dans cette âme, dans cette force de régénération nationale, soyez sûr, dis-je, que chacun de nous serait disposé, tout naturellement et sans se faire prier, à développer une société comme celle dont nous discutons maintenant le programme.

Cette bonne disposition serait absolue, si cette société projetée ne devait être entachée d’aucun mobile égoïste, si son objet réel était de ressusciter la Science antique, et de tendre à réhabiliter notre pays aux yeux du Monde entier.

Croyez cela, cher Monsieur, sans plus amples protestations.

Mais vous savez, comme tout le monde qui a lu l’Histoire, que les patriotes ont beau sentir leur coeur éclater d’émotion, si les circonstances sont contre eux. Il est arrivé bien souvent qu’aucune puissance humaine, pas même la furie et la force du patriotisme le plus passionné, n’a été capable de détourner une destinée de fer de sa course marquée ; et comme des torches plongées dans l’eau, les nations se sont engouffrées dans les ténèbres de la ruine.

C’est pourquoi, nous, qui avons le sentiment de la chute de notre pays, bien que nous n’ayons pas le pouvoir de le relever d’un coup de bride, nous ne pouvons pas agir comme nous le voudrions, soit dans les affaires générales de ce Monde, soit dans l’affaire particulière, qui est le sujet de cette lettre.



Livre Lettre de Koot’ Hoomi Lal Singh

Le livre d’un enseignement subtil

De la tradition Orientale à l’Occidentale


(JPG) ous sommes prêts, Livre 2.

Nous sommes prêts, mais nous ne sommes pas autorisés à répondre à vos avances autrement qu’en faisant la moitié du chemin, et force nous est de dire que l’idée caressée par M. Sinnett et par vous-même est en partie impraticable.

En un mot, pour moi comme pour n’importe quel frère de notre association, et même pour un néophyte avancé, il est impossible d’être désigné et délégué, comme intelligence dirigeante, comme chef de la branche anglo-indienne de ce genre d’études.

Nous savons que ce serait une bonne chose que, vous et un nombre choisi de vos collègues, reçussiez régulièrement une instruction et une démonstration expérimentales des phénomènes de cet ordre et de leurs lois.

Car, dût la conviction ne se faire qu’en vous et en quelques personnes, ce serait pourtant un profit assuré que d’enrôler, comme étudiants, dans nos facultés de psychologie asiatique, quelques Anglais peu nombreux, mais représentant une élite.

Nous savons tout cela et bien d’autres choses encore. Aussi ne refusons-nous pas de correspondre avec vous, et de vous aider autrement de différentes manières.

Mais ce que nous refusons, c’est de prendre sur nous aucune autre responsabilité que cette correspondance périodique que cette assistance de nos conseils, et, quand l’occasion s’en présentera, que de vous donner à distance des preuves assez tangibles, assez visibles parfois, pour que vous soyez convaincus de notre présence et de notre intérêt.

Quant à vous guider, nous ne voulons pas y consentir, quelque capables que nous puissions être de vous diriger.

Nous ne pouvons vous promettre qu’une chose, c’est de vous donner la pleine mesure de vos lacunes.

Méritez beaucoup, et nous saurons nous montrer d’honnêtes débiteurs, peu, et vous n’aurez à attendre qu’un retour proportionnel.

Ce que je vous dis n’est pas un simple texte pris du cahier d’un écolier, quoiqu’il en puisse sembler ainsi, mais l’arrêter même de la loi de notre Ordre, et nous ne pouvons transgresser cette loi.

Entièrement dégagée des modes de pensée et d’action des Occidentaux, et spécialement des Anglais, si nous nous fusionnons dans une organisation de ce genre, vous sentiriez toutes vos habitudes, toutes vos traditions s’écrouler à chaque instant, si ce n’est sous vos aspirations nouvelles, du moins sous les conditions de leur réalisation, telles que nous vous les aurions suggérées.

Vous n’obtiendrez pas parmi les vôtres de consentement unanime à aller aussi loin que vous pourriez le faire personnellement.

J’ai demandé à M. Sinnett de tracer un plan donnant un corps à vos idées et qui pût être soumis à nos chefs : cette voie m’a semblé la plus courte pour arriver à un agrément mutuel.

Sous votre direction, votre branche ne pourrait pas vivre, car vous n’êtes pas des hommes susceptibles d’être, en quoi que ce soit, guidés dans ce sens.

Aussi une telle société serait-elle aussi incongrue qu’un attelage à la Daumont traîné à Paris par les yacks indiens.



Livre Lettre de Koot’ Hoomi Lal Singh

Le livre de la vraie science

De la tradition Orientale à l’Occidentale.


(JPG) nseignement de la vraie science, Livre 3.

Vous nous demandez de vous enseigner la vraie science, l’endroit inconnu de l’envers connu de la nature, et vous croyez la réponse aussi facile que la demande.

Vous ne semblez pas vous faire une idée exacte des effrayantes difficultés qu’il y aurait à communiquer, même les plus simples éléments de notre science, à ceux qui ont été pétris cérébralement dans le moule des méthodes familières à vos sciences à vous, Occidentaux.

Vous ne voyez pas que, plus vous vous croyez instruit dans les unes, moins vous êtes capables de comprendre l’autre.

En effet, un homme ne peut penser que selon la réceptivité de ses catégories et, à moins qu’il n’ait le courage de les remplir et de s’en ouvrir de nouvelles, il doit forcément suivre ses vieux errements.

Permettez-m’en quelques exemples.

En conformité avec vos sciences, vous ne reconnaîtriez qu’une seule énergie cosmique.

Vous ne verriez aucune différence entre la force vitale, dépensée par un voyageur, qui bat les buissons sur son chemin, et le même équivalent dynamique, employé par un savant à mettre un pendule en mouvement.

Nous savons faire cette différence ; nous savons qu’il y a un abîme entre ces deux hommes..

L’un dissipe et gaspille sa force, sans aucun profit, l’autre la concentre et l’emmagasine ; et ici, veuillez bien comprendre que je ne considère nullement l’utilité relative de nos deux hommes, comme on pourrait le supposer.

Je tiens seulement compte de ce fait que, dans le premier cas, il y a simplement émission de force irréfléchie, sans que cette dernière soit volontairement transformée en une forme plus haute d’énergie mentale ; et, dans l’autre cas, c’est justement le contraire qui a lieu.

N’allez pas me prendre cependant pour un nébuleux métaphysicien, car voici l’idée que je désire formuler.

Quand un cerveau travaille d’une manière véritablement scientifique, la conséquence de sa plus haute activité intellectuelle est le développement, l’évocation d’une forme sublimée de l’énergie mentale, et cette dernière peut produire dans l’activité cosmique des résultats illimités..

D’autre part, le cerveau qui, sous l’influence d’une science purement mnémotechnique, ne sait pas créer, et n’agit que d’une manière automatique, ne détient ou n’accumule en lui-même qu’un certain équivalent d’énergie brute, qui est improductive, soit pour l’individu, soit pour l’Humanité.

La cervelle humaine est un générateur de rayonnement, d’où s’irradient des puissances, des potentialités qui, de corrélations en corrélations, plongent jusque dans les cycles des temps à venir.

Voilà la clef du mystère de la propriété qu’a le cerveau humain de projeter et de rendre sensibles, dans le monde visible, les formes que sa puissance créatrice a générées, et fait surgir des éléments du monde invisible.

L’adepte ne crée rien de nouveau, mais il utilise, il met en oeuvre les matériaux que la nature a amassés autour de lui, et qui , pendant des éternités, ont revêtu toutes les formes possibles.

Il n’a qu’à choisir ce qu’il lui faut, et à donner à sa pensée l’existence objective.



livre Lettre de Koot’ Hoomi Lal Singh

Livre du rêve

De la tradition Orientale à l’Occidentale


(JPG) êve d’un halluciné... Livre 4.

Vos savants occidentaux prendraient certainement tout ce qui précède pour un rêve d’halluciné.

Vous dites qu’il y a peu de branches de la science qui ne vous soient plus ou moins familières, et que vous croyez faire un certain bien, grâce aux capacités qu’ont pu vous faire acquérir de longues années d’études.

Sans doute ; mais voulez-vous me permettre de vous esquisser encore plus clairement la différence entre les procédés de vos sciences appelées exactes, quoique bien souvent par pure politesse, et les méthodes des nôtres ?

Ces dernières, comme vous le savez, repoussent le vulgaire et toute vérification devant des assemblées mixtes : aussi, M. Tyndall les range-t-il parmi les fictions de la poésie, ce qui indiquerait que la science des choses physiques est condamnée sans appel à un prose absolue.

Parmi nous, pauvres philanthropes inconnus, aucun phénomène d’aucune de ces sciences n’est intéressant que par rapport à sa capacité de produire des effets moraux, qu’en raison directe de son utilité humaine.

Or, qu’y a-t-il de plus entièrement indifférent à tous et à tout, de moins nécessaire à qui que ce soit, si ce n’est à d’égoïstes recherches pour son propre avancement, que cette science matérialiste des faits, dans son isolement dédaigneux de tout ce qu’elle ignore ?

Je vous demande ce que les lois de Faraday, de Tyndall et de bien d’autres ont à faire avec la philanthropie, dans leur abstraction de toute relativité avec le genre humain considéré comme un tout intelligent ?

Quel souci ont-elles de l’homme de l’atome isolé du grand tout et de la grande harmonie ?

Quand parfois, elles sont pour lui d’une utilité plus ou moins pratique, n’est-ce point par hasard ?

Dans votre credo occidental, l’énergie cosmique est chose éternelle et incessante ; la matière est indestructible ; et vos faits scientifiques sont cloués sur cette borne.

En douter, c’est être traité d’ignorant ; le nier, c’est passer pour un bigot, pour un dangereux lunatique ; prétendre perfectionner un pareil credo, c’est s’exposer à l’épithète d’impertinent, d’outrecuidant, si ce n’est de charlatan.

Pourtant, toute cette nomenclature de faits scientifiques n’a jamais pu fournir aux expérimentateurs une seule preuve que, dans sa mystérieuse conscience, la nature préfère que la matière soit destructible sous la forme organique que sous la forme inorganique.

Aucun fait matériel et matériellement observé n’a jamais pu infirmer que cette nature travaille lentement, mais incessamment, vers l’apparition de la vie consciente, dont la matière inerte n’est que le voile.

De là, la profonde ignorance de vos hommes de science, au sujet de la dispersion et de la concentration de l’énergie cosmique sous des aspects hyperphysiques ; de là, leurs incertitude relativement au degré de vie consciente, renfermée dans les éléments, dans les états distincts de la substance ; de là, nécessairement, le dédain suffisant de toute insuffisance pour tout phénomène qui permet de ne pas appartenir à leur classification, et pour la seule idée que des mondes de forces semi-intellectuelles et, a fortiori, intelligentes, sont à l’oeuvre dans les hauteurs et dans les profondeurs cachées de la nature.



Livre Lettre de Koot’ Hoomi Lal Singh

Le livre de l’énergie vitale

De la tradition Orientale à l’Occidentale.


(JPG) n autre exemple, Livre 5 :

Passons à un autre exemple.

Nous Orientaux, nous voyons une grande différence entre les deux qualités de deux quantités égales d’équivalents vitaux dépensés par deux hommes, dont l’un, supposons, s’en va tranquillement à son travail quotidien, et dont l’autre se dirige vers une station de police pour y dénoncer son semblable.

Pour vos hommes de science, il n’y aura pas de différence.

Pourquoi ? Parce que, dans son évolution invisible, toute pensée humaine passe dans l’endroit dont l’ordre physique est l’envers, et devient une entité active, en s’associant, en s’unifiant avec un élément particulier, c’est-à-dire avec une force semi-intellectuelles des royaumes de la vie.

Cette pensée survit comme une intelligence active, comme une créature engendrée de l’esprit, pendant une période plus ou moins longue, et proportionnelle à l’intensité de l’action cérébrale qui l’a générée.

Ainsi, une bonne pensée se perpétue comme une puissance active et bienfaisante, et une mauvaise comme un pouvoir démoniaque et maléfique.

De sorte que l’homme peuple continuellement sa course dans l’espace, d’un monde à son image, rempli des émanations de ses fantaisies, de ses désirs, de ses impulsions et de ses passions.

Mais à son tour, ce milieu invisible de l’homme réagit, par son seul contact, sur toute organisation sensitive ou nerveuse, proportionnellement à son intensité dynamique.

C’est ce que les bouddhistes appellent Shandba, les Indous Karma.

L’adepte crée sciemment ces formes ; les autres les génèrent au hasard.

L’adepte, pour réussir, et conserver son pouvoir, doit demeurer dans la solitude et, plus ou moins, dans l’intérieur de sa propre âme.

Il y a des choses que la science sensorielle perçoit encore moins.

L’industrieuse fourmi, l’active abeille, l’oiseau qui bâtit son nid, accumulent chacun de son humble degré, autant d’énergie cosmique dans une forme spécifique, que Hayden, Platon ou un laboureur poussant sa charrue, dans leurs actions spéciales.

Mais le chasseur qui tue le gibier pour son plaisir ou son profit, ou le positiviste qui dépense sa mentalité à prouver que + x + = -, gaspille et perd l’énergie cosmique ni plus ni moins que le tigre des jungles bondissant sur sa proie.

Ce sont tous des voleurs qui frustrent la nature, au lieu de l’enrichir, et tous auront à lui rendre des comptes, proportionnellement au degré de leur intellectualité.

Vos sciences expérimentales n’ont rien à faire avec la moralité, la vertu, l’humanité : c’est pourquoi elles ne peuvent pas compter sur notre secours, jusqu’à ce qu’elles rétablissent leur lien et leur alliance avec l’ordre hyperphysique.

Sèche classification de faits extérieurs à l’homme, de ténèbres extra humaines, existant avant, et devant exister après lui, le domaine de leur utilité cesse pour nous, à la frontière même de ces faits.

Cette science occidentale se soucie fort peu des suggestions et des résultats, que peuvent entraîner pour l’humanité les accumulations méthodiques, ou non, des matériaux qu’elle remue.



Livre Lettre de Koot’ Hoomi Lal Singh

Le livre de l’ordre hyperphysique

De la tradition Orientale à l’Occidentale


(JPG) ’ordre hyperphysique, Livre 6.

C’est pourquoi, comme notre sphère scientifique échappe entièrement à son domaine, et l’enveloppe d’aussi loin que l’orbe d’Uranus entoure celui de la Terre, nous nous refusons à sortir de nos lignes distinctives, et à nous laisser broyer sous aucune des roues de l’engrenage occidental.

Pour ce genre de mentalité, la chaleur n’est qu’un mode du mouvement, et le mouvement génère la chaleur ; mais, pourquoi le mouvement mécanique d’une roue qui tourne, a-t-il, dans l’ordre hyperphysique, une valeur plus haute que la chaleur, dans laquelle il se transforme et s’absorbe graduellement ?

Vos sciences ont encore à le découvrir.

La notion philosophique et transcendante, donc absurde, n’est-ce pas ? des théosophes du moyen âge, que le progrès final du travail de l’humanité, aidé par les incessante découvertes de l’homme, aboutirait à imiter l’énergie solaire et sa faculté comme premier mobile et qu’il en résulterait un procédé tirant de la matière inorganique une transformation en aliments nutritifs, une telle idée est inadmissible pour la cervelle de vos hommes de science.

Mais si le soleil, si le père et le grand nourricier de notre système planétaire s’avisait de changer en granit les poulets d’une basse-cour, d’une manière accessible à l’observation et à l’expérience, ces mêmes hommes de science l’accepteraient sans doute comme un fait scientifique, sans exprimer un regret que ces poulets, n’étant plus vivants, ne puissent plus nourrir l’homme qui a faim.

Mais qu’un shabéron, qu’un de nos frères traverse les monts Himalaya en temps de famine, qu’il multiplie des sacs de riz pour empêcher de périr des multitudes humaines, comme il pourrait positivement le faire, que diront vos magistrats et vos collecteurs d’impôts ? Ils le jetteront probablement en prison pour lui faire avouer dans quel grenier il aura volé ce riz.

Voilà votre science occidentale, voilà votre société positive, pratique.

Vous avez beau dire que vous êtes frappé de l’immense étendue de l’ignorance générale sur toutes choses ; vous avez beau définir si pertinemment cette ignorance érigée en science, et dire qu’elle ne représente qu’une nomenclature grossièrement généralisée de quelques faits palpables, qu’un jargon technique, inventé par des hommes pour déguiser leur incapacité de connaître la réalité cachée derrière ces faits ; vous avez beau parler de votre foi dans les puissances infinies de la nature : vous vous contentez cependant de dépenser votre vie dans un travail qui ne fait qu’aider cette même science occidentale à engendrer les mêmes résultats sociaux.

De toutes vos nombreuses questions nous discuterons tout d’abord, s’il vous plaît, celle qui est relative à l’impuissance supposée, qu’aurait montrée la fraternité des initiés, en ne laissant aucune trace dans l’histoire du monde.

Avec leur réserve d’arts extraordinaires, ils auraient dû, selon vous, réunir dans leurs écoles une partie considérable des esprits éclairés de toutes les races humaines.

Sur quelle base vous appuierez-vous, pour croire qu’ils ne l’ont pas fait ?



Livre Lettre de Koot’ Hoomi Lal Singh

Le livre de l’inconnu

De la tradition Orientale à l’Occidentale


(JPG) ’inconnu et l’imprévu, Livre 7.

Que savez-vous de leurs efforts, de leurs succès ou de leurs insuccès ?

Avez-vous des docks spéciaux pour emmagasiner des données positives sur de telles choses ?

Comment votre société occidentale serait-elle capable de rassembler des preuves relativement aux faits et gestes d’hommes, qui ont mis leurs soins à fermer hermétiquement toute porte possible, par laquelle la curiosité pût les espionner ?

La première condition du succès de ces hommes a été de demeurer l’inconnu et l’imprévu.

Ce qu’ils ont fait, ils le savent, et ce que ceux du monde extérieur à leur cercle ont pu apercevoir, n’a jamais été qu’un résultat, dont la cause est demeurée voilée aux yeux.

Nous n’avons jamais prétendu pouvoir conduire les nations prises en masse à tel ou tel apogée, en dépit du courant général des relations cosmiques du monde.

Les cycles doivent aller jusqu’au bout de leurs cercles.

Les périodes de lumière et de ténèbre se succèdent dans l’ordre intellectuel et dans l’ordre moral, aussi bien que dans l’ordre physique.

Les Yougs mineurs et majeurs doivent s’accomplir, conformément à l’ordre établi ; et nous, sur les bords de la puissante marée du temps, ne pouvons modifier et diriger que quelques-uns de ses moindres courants.

Si nous avions les pouvoirs imaginaires du Dieu personnel, tel que le vulgaire l’entend, si les lois universelles, immuables, n’étaient que des hochets avec lesquels on pût jouer, alors, vraiment, nous aurions pu créer des conditions d’existence qui eussent fait de cette terre une Arcadie d’âmes sublimes.

Mais nous avons affaire à une loi immuable, nous sommes nous-mêmes ses créatures, et nous devons nous contenter de ce qui nous est accessible, et en être encore reconnaissants.

Il y a eu des temps, où une partie considérable des esprits éclairés, comme vous dites, a reçu l’enseignement, l’initiation de nos écoles.

Ces temps ont existé dans l’Inde, en Perse, en Égypte, etc...

Mais, comme je l’ai indiqué dans ma lettre à M. Sinnett, l’adepte est l’oiseau rare, l’efflorescence suprême de son époque, et il y en a relativement peu dans un seul siècle.

La terre est un champ de bataille, non seulement pour les forces physiques, mais aussi pour les forces morales ; et les brutalités des passions animales, aiguillonnées par les rudes énergie du dernier groupe des agents éthérés, tendent toujours à écraser les puissances intelligibles, les forces intelligentes.

Ne doit-on pas s’y attendre de la part d’hommes si étroitement liés encore à l’ordre physique d’où ils ont été évolués ?

Il est également vrai que nos rangs se sont éclaircis ; mais, comme je l’ai dit, la cause en est que nous appartenons à la race humaine, et que, soumis au mouvement général de ses cycles, nous ne pouvons pas les faire rétrogresser.

Pouvez-vous dire au Gange ou au Bramapoutre de remonter vers leurs sources ; pouvez-vous même les maîtriser, de telle sorte que leurs ondes comprimées ne débordent pas et n’inondent pas leurs rives ?



Livre Lettre de Koot’ Hoomi Lal Singh

Le Livre des hommes sages

De la tradition Orientale à l’Occidentale


(JPG) e simples hommes un peu plus sages, Livre 8.

Non, mais vous pouvez soutirer de leur courant une partie de ces ondes, en remplir des canaux, et utiliser cette force hydraulique pour le bien de l’humanité.

Il en est de même de nous qui, impuissants à arrêter le monde dans sa course et dans sa direction, pouvons cependant utiliser quelques parties de son énergie, en l’attirant dans des canaux bienfaisants.

Regardez nous comme des demi-dieux, et mon explication ne vous satisfera pas ; considérez-nous comme de simples hommes, un peu plus sages peut-être que les autres, grâce à des connaissances et à des études spéciales, et votre objection aura trouvé sa réponse.

Quel bien ; dites-vous, mes compatriotes et moi pouvons-nous atteindre par cet ordre de connaissance cachées ?

Quand les Indiens verront que les Anglais prennent intérêt, jusque dans la personne de leurs hauts fonctionnaires, à la science et à la philosophie de leurs ancêtres, ils s’en occuperont au grand jour.

Quand il leur sera prouvé que les anciennes manifestations de l’ordre divin n’étaient pas des miracles, dans le sens vulgaire de ce mot, mais des résultats scientifiques d’un ordre transcendant, la superstition tombera d’elle-même.

Ainsi, le plus grand mal qui, actuellement opprime et retarde la résurrection possible de la civilisation indienne, disparaîtra avec le temps.

La tendance actuelle de l’instruction publique est de faire des matérialistes et de déraciner tout spiritualisme, et cela, dans les Indes, comme partout.

Mais, si l’on arrivait à comprendre ce que nos ancêtres ont vraiment voulu dire dans leurs écrits et dans leurs enseignements, l’instruction deviendrait une bénédiction, tandis qu’aujourd’hui, elle est souvent une malédiction.

A l’heure actuelle, les Indiens, instruits ou non, considèrent les Anglais comme trop remplis de préjugés par leur Christianisme d’une part, et, d’un autre côté, par la science moderne, pour se donner la peine de les comprendre, eux Indiens, ou leur tradition.

Ils se haïssent mutuellement, ils se défient les uns des autres.

Que cette attitude vis-à-vis de notre ancienne intellectualité vienne à changer, les princes de l’Inde et les hommes riches ne manqueront pas de fonder des écoles normales pour l’éducation des Pundits ; les vieux manuscrits jusqu’ici inaccessibles à la recherche des Européens, apparaîtront de nouveau à la lumière, et on y trouvera la clef de beaucoup de choses qui, pendant des siècles, ont été cachées à l’entendement populaire, choses dont vos philologues sceptiques ne se soucient pas, et dont vos missionnaires religieux n’ont pas l’audace d’aborder la compréhension.

La science y gagnerait beaucoup, l’humanité tout.

Les mêmes causes qui tendent aujourd’hui à abaisser les Indous dans le matérialisme, travaillent également toute la pensée occidentale.

L’instruction actuelle met le scepticisme sur le trône, mais elle condamne au cachot l’intelligence pure.

Vous pouvez faire un bien immense, en aidant les nations occidentales à construire sur une base solide leur foi qui s’écroule.

Ce dont elles ont besoin, c’est l’évidence que la psychologie asiatique peut seule donner.

Apportez-leur cela, et des milliers d’esprits vous devront le bonheur.



Livre Lettre de Koot’ Hoomi Lal Singh

Le livre de l’illumination

De la tradition Orientale à l’Occidentale


(JPG) ’ère de la foi aveugle... Livre 9.

L’ère de la foi aveugle est passée, et celle de l’examen est arrivée.

L’examen qui se contente de démasquer l’erreur, sans découvrir aucun principe réel, sur lequel l’âme puisse bâtir, n’engendrera jamais rien, il ne pourra jamais que faire table rase.

L’iconoclatisme qui n’a pour principe que la destruction, n’engendrera jamais rien, il ne pourra jamais que faire table rase.

Mais l’homme ne trouvera jamais de repos dans la négation.

L’agnosticisme n’est qu’un relais temporaire, et le moment venu de guider l’impulsion récurrente qui ne peut pas manquer d’advenir bientôt, ou le rejettera dans un cléricalisme extrême, si on ne le ramène pas à l’intellectualité primitive et consolante des Aryas.

L’observateur qui suit attentivement le cours des choses actuelles, voit, d’un côté, les Catholiques produire des miracles, en moins de temps que les fourmis blanches ne pondent leurs oeufs, et, de l’autre, les libres penseurs se convertir en masse à l’agnosticisme, c’est-à-dire à l’absence de tout souci intellectuel et vraiment scientifique, à la liberté de ne plus penser du tout.

La moyenne de ces deux extrêmes donne le cours moyen des choses.

Le siècle marche à une saturnale de phénomènes.

Les mêmes merveilles, que les spirites opposent au dogme de la perdition éternelle, sont appelées en témoignage par les Catholiques, comme une preuve actuelle du bien fondé de leur foi dans les miracles.

Tous sont aveugles, et il n’y a personne pour les guider.

Vous et vos collègues pouvez nourrir l’espoir de fournir de solides matériaux à un besoin général de philosophie religieuse, inexpugnable à tout assaut scientifique, parce qu’elle est elle-même la finalité de la science absolue, la religion dans le sens le plus élevé de ce nom, puisqu’elle renferme les rapports de l’homme physique et de l’homme psychique, et des deux avec le tout ce qui est au-dessus et au-dessous d’eux.

Cela ne vaut-il pas un léger sacrifice ?

Et si, après réflexion vous vous décidez à fournir cette nouvelle carrière, que l’on sache bien que votre société n’est pas une boutique à miracles, ni un club gastronomique, ni un simple laboratoire de phénomènes.

Son principal but doit être d’extirper, d’un côté la superstition, de l’autre le scepticisme, et, du fond des anciennes sources longtemps cachées, de tirer la preuve que l’homme peut former lui-même sa destinée future, et savoir d’une manière certaine qu’il peut revivre après la mort, s’il sait le vouloir, et que tout phénomène n’est que la manifestation de la loi naturelle, dont l’étude et la compréhension sont le devoir de tout être intelligent.

Suite du livre de Koot Houmi




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