
Arcanes Majeurs du Tarot du Sépher de Moïse ®
Lame du livre de Thoth, le Nombre :
O-1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12-13-14-15-16-17-18-19-20-21-
Tarot du Sépher de moïse®, arcane majeur du livre de Thoth : le Pendu, Nombre 12, lettre hébraïque Lamed.
Le Pendu.
Le Nombre 12.

Le Nombre Douze, le Pendu dans le livre de Thoth, est celui du sixième signe Hénoch/Bélier dans notre Zodiaque sacré. C’est celui qui occupe la troisième position (le Destin) dans ce quatrième ternaire (10-11-12). Ce Nombre Douze est aussi pour les alchimistes la réalisation du Grand OEuvre dont l’image hiéroglyphique de la lame du livre de Thoth, figure un homme pendu par les pieds dont les bras forment un triangle avec la tête (triangle pointe en bas, la matérialité), et la jambe droite repliée à l’horizontal, forme une croix avec l’autre jambe qui elle est verticale. Ce qui symbolise la représentation du Grand OEuvre alchimique (le triangle pointe en bas surmonté d’une croix). Cet homme qui a la tête dirigée vers la terre et les pieds (symbolisant les racines) dirigés vers le ciel, nous indique l’inversion des perceptions et des valeurs de l’âme-de-vie, dans sa marche vers l’évolution, dont Hénoch/Bélier est l’agneau sacrificiel de la Pâques de la renaissance. L’inversion des valeurs que représente ce Nombre Douze est aussi un changement de la gravitation. Les désirs, les passions, les émotions et les instincts de l’être charnel sont sous l’emprise de la gravitation terrestre ; alors que les aspirations, les facultés et la volonté de l’âme-de-vie spirituelle sont sous l’emprise de la gravitation du ciel. Lorsque cette âme-de-vie, au moment où commence à se produire l’inversion du cycle de notre Zodiaque sacré, lorsqu’il parvient à son Nadir, se retrouve en apesanteur entre ces deux gravitations contraires, elle éprouve une sensation de crucifixion ; crucifixion admirablement symbolisée par le Tau que forme la figure du Pendu avec la barre transversale qui le soutient. Sainte Thérèse d’Avila dans sa Vie écrite par elle-même, chapitre XX, a fort bien résumé cet état d’initiation qu’est le Pendu :
Il semble que l’âme est dans un état tel qu’il ne lui vient aucune consolation du ciel, où elle n’habite pas encore, ni de la terre, où elle n’est plus et d’où elle ne veut point en recevoir ; elle est pour ainsi dire crucifiée entre le ciel et la terre, et dans sa souffrance, elle n’a de secours ni d’un côté ni de l’autre.
Voilà qui résume admirablement l’état de l’âme-de-vie se consacrant à la réalisation volontaire du Grand OEuvre dans ce signe de feu (Hénoch/Bélier) en exaltation. Ce Grand OEuvre qui n’est pas autre chose que la conquête des facultés supérieures des sens spirituels de l’âme-de-vie, échelon préalable d’élévation avant d’espérer pouvoir parvenir à la supraconscience, ce qui lui permettra l’émancipation parfaite de sa Volonté en lui assurant à nouveau la souveraineté de ses Pouvoirs Divins. Ce Nombre Douze est celui de nos Douze signes du Zodiaque sacré, travaux d’Hercule que doit réaliser l’âme-de-vie en assimilant les richesses de Connaissances de chacune de ces Puissances, comme l’indiquent les Douze branches coupées des deux arbres qui soutiennent le Pendu. Ces Douze branches coupées sont devenues extérieurement sans objet, notre Pendu (l’oeuvrant), en les assimilant, a rendu leurs influences inactives sur l’âme-de-vie car ces Puissances font maintenant partie intégrante de sa Volonté et de son patrimoine karmique, l’oeuvre et l’oeuvrant ne faisant plus qu’un selon le trope de haute magie :
Je-suis-celui-qui-se-crée-lui-même.
Concernant la réalisation du Grand OEuvre, parlant du Nombre Douze, Eliphas Lévi écrivait dans, Dogme et rituel de haute magie :
Séparer le subtil de l’épais, dans la première opération, qui est toute intérieure, c’est affranchir son âme de tout préjugé et de tout vice : ce qui se fait par l’usage du Sel philosophique, c’est-à-dire de la sagesse ; du Mercure, c’est-à-dire de l’habilité personnelle et du travail ; puis enfin du Soufre, qui représente l’énergie vitale et la chaleur de la volonté. On arrive par ce moyen à changer en Or spirituel les choses même les moins précieuses, et jusqu’aux immondices de la terre. C’est en ce sens qu’il faut entendre les paraboles de la Tourbe des philosophes, de Bernard le Trévisan, de Basile Valentin, de Marie l’Égyptienne et des autres prophètes de l’alchimie : mais dans leurs oeuvres, comme dans le Gand OEuvre, il faut séparer habilement le subtil de l’épais, le mystique du positif, l’allégorie de la théorie. Si on veut lire avec plaisir et intelligence, il faut d’abord les entendre allégoriquement dans leur entier, puis descendre des allégories aux réalités par la voie des correspondances ou analogies indiquées dans le dogme unique : Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et réciproquement.
L’addition théosophique du Nombre Douze nous donne : 1+2 = 3, ce que nous pouvons traduire par la Providence + la Conscience qui s’expriment dans le Destin, et quel Destin que celui de la traversée de la sphère temporelle organique, pour devenir : tel-que-Lui-les-Dieux connaissant-le-Bien-et-le-Mal. L’addition théosophique des Nombres jusqu’à Douze nous donne comme résultat 78, celui de l’ensemble des Arcanes majeurs et mineurs du livre de Thoth dont les combinaisons possibles, en utilisant qu’une seule fois un arcane par combinaison, sont de l’ordre de 1042 , le Nombre Dix suivi de 42 Zéro. Dans l’hypothèse d’une utilisation plusieurs fois répétée d’un même arcane dans une combinaison, les combinaisons possibles de ces 78 lames deviennent alors infinies.
La traduction des principes de ce Nombre Douze dans le Tao-Tô-King est la suivante :
Accorder le corps et l’âme afin qu’ils voguent à l’unisson et ne se séparent pas. Concentrer sa force vitale et la rendre docile comme celle du nouveau-né. Au-delà du réel, scruter le miroir poli par le regard de l’âme et se laisser aspirer par la lumineuse obscurité. Ménager le peuple sans intervenir. Rester serein, comme la femme, lorsque s’ouvrent et se referment les portes de l’existence. Garder son ignorance et voir les choses dans leur lumière. Donner la vie et la protéger. Produire sans s’approprier. Agir sans rien attendre. Diriger sans dominer. Tel est le chemin de la mystérieuse perfection.
Le Nombre Douze a pour lettre hébraïque Lamed, nom divin Sadaï ( nom de Dieu en cinq lettres ).
Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :
Ce caractère appartient, en qualité de consonne, à la touche linguale. Comme image symbolique il représente le bras de l’homme, l’aile de l’oiseau, tout ce qui s’étend, se lève, se déploie. Employé comme signe grammatical, il est le signe du mouvement expansif, et s’applique à toutes les idées d’extension, d’élévation, d’occupation, de possession. C’est, en hébreu ; l’article directif, exprimant, ainsi que je l’ai expliqué dans ma Grammaire, entre les noms ou entre les actions, un mouvement de réunion, de dépendance, de possession, ou de coïncidence. Son nombre arithmétique est 30.
Tarot du Sépher de moïse®,
Le Pendu, nombre 12
Extrait de la troisième partie du tome II, du livre : la Véritable Histoire d’Adam et Ève enfin dévoilée.
Téléchargement GRATUIT du livre.
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La Véritable Histoire d’Adam et Eve enfin dévoilée du même auteur