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Fabre d’Olivet la langue hébraïque restituée

Livre de Fabre d'Olivet : des traductions incorrectes

Histoire du Sépher de Moïse


Langue hébraïque ; authenticité du Sépher de Moyse ; vicissitudes que ce livre a éprouvées, suite VI.

Quelques savants modernes, après avoir examiné le Sépher dans des traductions incorrectes, ou dans un texte qu’ils étaient inhabiles à comprendre, frappés de quelques répétitions, et croyant voir, dans des nombres pris à la lettre, des anachronismes palpables, ont imaginé, tantôt que Moyse n’avait point existé, tantôt qu’il avait travaillé sur des mémoires épars, dont lui-même ou ses secrétaires avaient maladroitement recousu les lambeaux. On a dit aussi qu’Homère était un être fantastique ; comme si l’existence de l’Iliade et de l’Odyssée, ces chefs-d’oeuvre de la poésie, n’attestaient pas l’existence de leur auteur ? Il faut être bien peu poète, et savoir bien mal ce que c’est que l’ordonnance et le plan d’un oeuvre épique, pour penser qu’une troupe de rapsodes se succédant les uns aux autres, puisse jamais arriver à l’unité majestueuse de l’Iliade. Il faut avoir une idée bien fausse de l’homme et de ses conceptions, pour se persuader qu’un livre comme le Sépher, le King, le Veda, puisse se supposer, s’élever par supercherie, au rang d’Écriture divine, et se compiler avec la même distraction que certains auteurs apportent à leurs libelles indigestes.

Sans doute quelques notes, quelques commentaires, quelques réflexions écrites d’abord en marge, ont pu se glisser dans le texte du Sépher ; Esdras a pu mal restaurer quelques passages mutilés ; mais la statue d’Apollon Pythien, pour quelques brisures légères, n’en reste pas moins debout, comme le chef-d’oeuvre d’un sculpteur unique dont le nom ignoré est ce qui importe le moins. Méconnaître dans le Sépher le cachet d’un grand homme, c’est manquer de science ; vouloir que ce grand homme ne s’appelle pas Moyse, c’est manquer de critique. Il est certain que Moyse s’est servi de livres plus anciens et, peut-être de mémoires sacerdotaux, comme l’ont soupçonné Leclerc, Richard Simon et l’auteur des conjectures sur la Genèse. Mais Moyse ne le cache point ; il cite dans deux ou trois endroits du Sépher le titre des ouvrages qu’il a sous les yeux : c’est le livre des Générations d’Adam ; c’est le livre des Guerres de IÔHAH, c’est le livre des Prophéties. Il est parlé dans Josué du livre des Justes. Il y a fort loin de là à compiler de vieux mémoires, à les faire compiler par des scribes, comme l’ont avancé ces écrivains ; ou bien à les abréger, comme le pensait Origène. Moyse créait en copiant : voilà ce que fait le vrai génie. Est-ce qu’on pense que l’auteur de l’Apollon Pythien n’avait point de modèles ? Est-ce qu’on imagine, par hasard, qu’Homère n’a rien imité ? Lé premier vers de l’Iliade est copié de la Démétréide d’Orphée. L’histoire d’Hélène et de la guerre de Troie était conservée dans les archives sacerdotales de Tyr, où ce poète la prit. On assure même qu’il la changea tellement, que d’un simulacre de la Lune il fit une femme, et des Éons, ou Esprits célestes qui s’en disputaient la possession, des hommes qu’il appela Grecs et Troyens.


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