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Fabre d’Olivet la langue hébraïque restituée

Livre de Fabre d'Olivet : le Sépher et le Concile de Trente

La Bible, la Vulgate de saint Jérôme


Révolutions du Sépher : Origine des versions principales qui en ont été faites, suite VIII.

A cette nouvelle, toute l’Église chrétienne jette un cri d’indignation. St Augustin blâme hautement St Jérôme. Ruffin l’attaque sans ménagements. St Jérôme, en butte à cet orage, se repent d’avoir dit que la version des Septante était mauvaise ; il tergiverse ; tantôt il dit, pour flatter le vulgaire, que le texte hébraïque est corrompu ; tantôt il exalte ce texte, dont il assure que les Juifs n’ont pu corrompre une seule ligne. Lorsqu’on lui reproche ces contradictions, il répond qu’on ignore les lois de la dialectique, qu’on ne sait pas que dans les disputes on parle tantôt d’une manière et tantôt d’une autre, et qu’on fait le contraire de ce qu’on dit.

Il s’appuie de l’exemple de St Paul ; il cite Origène. Ruffin le traite d’impie, lui répond qu’Origène ne s’est jamais oublié au point de traduire l’hébreu, et que des Juifs ou des apostats seuls peuvent l’entreprendre. St Augustin, un peu moins emporté, n’accuse pas les Juifs d’avoir corrompu le texte sacré ; il ne traite pas St Jérôme d’impie et d’apostat ; il convient même que la version des Septante est souvent incompréhensible ; mais il a recours à la providence de Dieu, qui a permis que ces interprètes aient traduit l’Écriture de la manière qu’il jugeait, être le plus à propos pour les nations qui devaient embrasser la religion chrétienne. Au milieu de ces contradictions sans nombre, St Jérôme a le courage de poursuivre son dessein ; niais d’autres contradiction, d’autres obstacles plus terribles l’attendent. Il voit que l’hébreu qu’il veut saisir lui échappe à chaque instant ; que les Juifs qu’il consulte flottent dans la plus grande incertitude ; qu’ils ne s’accordent point sur le sens des mots, qu’ils n’ont aucun principe fixe, aucune grammaire ; que le seul lexique enfin dont il puisse se servir est cette même version hellénistique, qu’il a prétendu corriger. Quel est donc le résultat de son travail une nouvelle traduction de la Bible grecque, faite dans un latin un peu moins barbare que les traductions précédentes, et confrontée avec le texte hébraïque, sous le rapport des formes littérales.

St Jérôme ne pouvait pas faire davantage. Eût-il pénétré dans les principes les plus intimes de l’hébreu ; le génie de cette langue se fût-il dévoilé à ses yeux, il aurait été contraint par la force des choses, ou de se taire, ou de se renfermer dans la version des hellénistes. Cette version, jugée le fruit d’une inspiration divine, dominait les esprits de telle sorte, qu’il fallait se perdre comme Marcion, ou la suivre dans son obscurité nécessaire.

Voilà quelle est la traduction latine qu’on appelle ordinairement la Vulgate.

Le Concile de Trente a déclaré cette traduction authentique, sans néanmoins la déclarer infaillible ; mais l’Inquisition l’a soutenue de toute la force de ses arguments , et les théologiens, de tout le poids de leur intolérance et de leur partialité.


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