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Fabre d’Olivet la langue hébraïque restituée

Livre de Fabre d'Olivet : les langues-Mères

A l’origine la parole par Fabre d’Olivet


Sur l’origine de la Parole, et sur l’étude des Langues qui peuvent y conduire, suite 9.

Non, la Langue hébraïque n’est ni la première ni la dernière des langues ; ce n’est point la seule des langues-mères, comme l’a cru mal à propos un théosophe moderne que j’estime d’ailleurs beaucoup, parce que ce n’est pas la seule qui ait enfanté des merveilles divines ; c’est la langue d’un peuple puissant, sage, religieux ; d’un peuple contemplatif, profondément instruit dans les sciences morales, ami des mystères ; d’un peuple dont la sagesse et les lois ont été justement admirées. Cette langue, séparée de sa tige originelle, éloignée de son berceau par l’effet d’une émigration providentielle dont il est inutile de rendre compte en ce moment, devint l’idiome particulier du peuple hébreu ; et semblable à la branche féconde qu’un habile agriculteur ayant transplantée sur un terrain préparé à dessein, pour y fructifier longtemps après que le tronc épuisé d’où elle sort a disparu, elle a conservé et porté jusqu’à nous le dépôt précieux des connaissances égyptiennes.

Mais ce dépôt n’a point été livré aux caprices du hasard. La Providence, qui voulait sa conservation, a bien su le mettre à l’abri des orages. Le livre qui le contient, couvert d’un triple voile, a franchi le torrent des siècles, respecté de ses possesseurs, bravant les regards des profanes, et n’étant jamais compris que de ceux qui ne pouvaient en divulguer les mystères.

Ceci posé, revenons sur nos pas. J’ai dit que le chinois, isolé dès sa naissance, parti des plus simples perceptions des sens, était arrivé de développements en développements aux plus hautes conceptions de l’intelligence ; c’est tout le contraire de l’hébreu : cet idiome séparé, tout formé d’une langue parvenue à sa plus haute perfection, entièrement composé d’expressions universelles, intelligibles, abstraites, livré en cet état à un peuple robuste, mais ignorant, est tombé entre ses mains de dégénérescence en dégénérescence, et de restriction en restriction, jusqu’à ses éléments les plus matériels ; tout ce qui était esprit y est devenu substance ; tout ce qui était intelligible est devenu sensible ; tout ce qui était universel est devenu particulier.

Le sanscrit, gardant une sorte de milieu entre les deux, puisqu’il était le résultat dune langue faite, entée sur un idiome informe s’est déployé d’abord avec une admirable promptitude ; mais après avoir, comme le chinois et l’hébreu, jeté ses fruits divins, il n’a pu réprimer le luxe de ses productions : son étonnante flexibilité est devenue la source d’un excès qui a dû entraîner sa chute. Les écrivains hindous, abusant de la facilité qu’ils avaient de composer des mots, en ont composé d’une excessive longueur : non seulement ils en ont eu de dix, de quinze, de vingt syllabes, mais ils ont poussé l’extravagance jusqu’à renfermer, dans de simples inscriptions, des termes qui s’étendent jusqu’à cent et cent cinquante. Leur imagination vagabonde a suivi l’intempérance de leur élocution ; une obscurité impénétrable s’est répandue sur leurs écrits ; leur langue a disparu.


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